Planter un arbre est un geste significatif pour l’environnement et pour une propriété. Pour assurer une croissance saine et durable, il est essentiel de choisir le bon moment et de suivre les bonnes pratiques. Les conseils qui suivent présentent les meilleures périodes de plantation et les techniques clés pour favoriser la santé de l’arbre à long terme.
Quand planter un arbre ?
Le moment de la plantation est déterminant pour le succès de l’arbre. En général, les deux périodes les plus favorables sont le printemps et l’automne, qui offrent des conditions climatiques propices au développement des racines et à l’établissement de l’arbre.
Au printemps (de fin avril à début juin)
Le printemps est une excellente période pour planter, car le sol se réchauffe et les précipitations sont plus fréquentes. Ces conditions aident les jeunes arbres à s’établir et à développer leur système racinaire. Ils disposent ensuite de toute la saison de croissance pour se renforcer avant l’hiver.
Il est toutefois préférable de planter avant que les températures ne deviennent trop élevées, afin de limiter le stress thermique.
À l’automne (de début septembre à mi-novembre)
Planter en automne permet à l’arbre de concentrer son énergie sur le développement des racines, sans la charge de la croissance foliaire. Les températures plus fraîches et l’humidité naturelle du sol favorisent l’enracinement avant l’arrivée de l’hiver.
Il est recommandé de planter au moins six semaines avant le premier gel pour laisser le temps à l’arbre de bien s’adapter à son nouvel environnement.
Éviter l’été et l’hiver
Les fortes chaleurs estivales peuvent assécher rapidement les jeunes arbres et stresser leur système racinaire, ce qui réduit leurs chances de survie.
En hiver, le sol gelé rend la plantation difficile et empêche les racines de s’implanter correctement.
Comment planter un arbre correctement

Une fois la période choisie, le respect de bonnes pratiques de plantation est essentiel pour que l’arbre puisse s’épanouir.
Choisir le bon emplacement
Il est important de sélectionner un emplacement dont l’ensoleillement correspond aux besoins de l’espèce choisie. Certaines essences préfèrent le plein soleil, alors que d’autres se développent mieux à l’ombre partielle.
En tenant compte de la taille adulte de l’arbre, il convient de prévoir suffisamment d’espace pour le développement des racines et de la canopée, à distance des bâtiments, des lignes électriques et des autres structures.
Préparer le trou de plantation
Le trou de plantation devrait être creusé deux à trois fois plus large que la motte racinaire, mais pas plus profond que la base de l’arbre. Un trou plus large facilite l’extension des racines dans le sol environnant et accélère l’enracinement.
Le sol au fond du trou peut être légèrement ameubli pour éviter la compaction et faciliter la pénétration des racines.
Planter l’arbre
L’arbre doit être placé dans le trou de manière à ce que le collet (zone de transition entre racines et tronc) se situe au niveau du sol ou légèrement au-dessus. Un collet enterré trop profondément risque de favoriser la pourriture et de nuire à la santé de l’arbre.
Le trou est ensuite comblé avec le sol extrait, en retirant les pierres et les grosses mottes. Le sol est légèrement tassé autour de la motte pour éliminer les poches d’air, sans toutefois être trop compacté afin de ne pas freiner la croissance des racines.
Effectuer l’arrosage approprié
Après la plantation, un arrosage abondant permet de tasser le sol en douceur et d’assurer un bon contact entre les racines et le sol, tout en éliminant les poches d’air.
Les jeunes arbres ont besoin d’un arrosage régulier durant les premières années. Le sol doit rester uniformément humide, sans être détrempé, pour favoriser un enracinement solide.
Ajouter une couche de paillis
L’application d’une couche de paillis organique (copeaux de bois, feuilles déchiquetées, etc.) autour de la base de l’arbre aide à conserver l’humidité, à réguler la température du sol et à limiter la croissance des mauvaises herbes.
Attention : le paillis ne doit pas être en contact direct avec le tronc, afin de réduire les risques de maladies et de pourriture au collet.
Installer un soutien au besoin
Lorsque l’arbre est jeune ou exposé à des vents forts, l’installation de tuteurs peut être utile pendant la première année. Les attaches doivent être suffisamment souples pour permettre un léger mouvement, ce qui contribue à renforcer le tronc.
Soins après la plantation
Effectuer un arrosage régulier
Les jeunes arbres nécessitent des soins soutenus après la plantation, notamment un arrosage régulier durant les premières années. Un arrosage profond une à deux fois par semaine, selon les conditions climatiques, permet aux racines de s’ancrer en profondeur.
Surveiller les signes de stress
Une observation régulière permet de repérer rapidement les signes de stress, comme des feuilles flétries, décolorées ou une croissance ralentie. L’ajustement de l’arrosage, du paillis ou de la protection peut alors prévenir des problèmes plus sérieux.
Effectuer un léger travail d’élagage
L’élagage des branches mortes ou endommagées aide l’arbre à concentrer son énergie sur le développement d’un système racinaire solide et d’une structure saine. Il vaut toutefois mieux éviter une taille trop importante immédiatement après la plantation pour ne pas accentuer le stress.
Conclusion
Planter un arbre constitue une contribution durable à la qualité d’un terrain et à l’environnement. En choisissant la bonne période et en respectant des pratiques de plantation rigoureuses, l’arbre dispose des meilleures conditions pour prospérer. En cas de doute ou pour bénéficier d’un accompagnement sur mesure, l’intervention d’un arboriculteur professionnel demeure la solution la plus sécuritaire et la plus efficace.



