Tordeuse des bourgeons de l’épinette
La tordeuse des bourgeons de l’épinette, aussi connue sous son nom scientifique Choristoneura fumiferana, est l’un des insectes indigènes les plus dévastateurs du Québec. Même si elle fait partie de l’écosystème naturel, ses épidémies cycliques peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les forêts boréales comme sur les conifères en milieu résidentiel. Présente à travers presque tout le territoire, cette chenille ravage principalement les épinettes blanches, noires et rouges, ainsi que les sapins baumiers. Son mode d’action est insidieux : elle se nourrit des jeunes pousses et des bourgeons au moment le plus critique du développement de l’arbre, ce qui perturbe sa croissance, son équilibre et, à terme, sa survie.
Lorsqu’une infestation survient, le feuillage peut paraître bruni ou irrégulier.
Les pousses terminales s’enroulent, sont partiellement consommées ou tombent prématurément. Si l’arbre subit une seule attaque, il peut généralement récupérer. Mais lorsque les épisodes se répètent sur plusieurs années consécutives, les réserves énergétiques de l’arbre s’épuisent, le sommet commence à dépérir, et un déclin irréversible s’installe. Dans un contexte résidentiel, cette détérioration entraîne non seulement un affaiblissement structurel, mais aussi une perte esthétique importante.

Repérer tôt, planifier le BT au bon stade, sécuriser la canopée.
La tordeuse cible les jeunes pousses au printemps; une seule attaque se tolère parfois, mais les défoliations répétées conduisent au déclin de la cime. L’intervention commence par une inspection ciblée (toiles fines, bourgeons enroulés, aiguilles brunies, fragments au sol). Selon l’atteinte, la suite combine traitement biologique BT à la bonne fenêtre, taille d’assainissement et suivi; si la stabilité est compromise après plusieurs saisons, un abattage sécurisé est envisagé.

Mon épinette perd ses aiguilles : est-ce la tordeuse ?
Le cycle de vie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette débute au printemps, lorsque les œufs pondus l’année précédente éclosent. Les jeunes chenilles s’attaquent alors aux bourgeons terminaux, en consommant leur contenu avant même l’émergence complète des aiguilles. Très rapidement, elles tissent une fine soie autour des pousses, créant un environnement protégé dans lequel elles poursuivent leur développement. Cette toile peut passer inaperçue à distance, mais devient visible à l’inspection rapprochée, notamment en présence de fragments de bourgeons tombés au sol.
Les arbres infestés présentent souvent une cime dénudée ou inégalement fournie. Les aiguilles brunissent, se recourbent, puis tombent prématurément. Le phénomène débute généralement par le sommet de l’arbre et descend vers les étages inférieurs. À ce stade, l’arbre n’est pas encore mort, mais il entre dans une phase de stress important. La photosynthèse est perturbée, la croissance annuelle est freinée, et les réserves en sucres non structuraux diminuent. Si rien n’est fait, l’arbre devient vulnérable à d’autres parasites, aux maladies fongiques ou même au gel hivernal.
Les chenilles elles-mêmes mesurent de deux à trois centimètres et arborent une teinte vert-grisâtre avec une tête sombre. On les retrouve souvent repliées dans les zones terminales, entre les aiguilles partiellement dévorées. Elles terminent leur cycle en début d’été, se nymphosent et donnent naissance aux papillons adultes qui vont pondre à nouveau, assurant ainsi la continuité du cycle.
Quelles espèces sont les plus touchées ?
La tordeuse cible principalement les conifères à croissance rapide ou à aiguilles tendres. Les essences les plus vulnérables sont l’épinette blanche, très présente dans les aménagements paysagers, et le sapin baumier, souvent utilisé comme haie brise-vent ou comme arbre de Noël. L’épinette noire et l’épinette rouge, bien que plus résistantes dans certains contextes, peuvent également être sévèrement touchées lors de pics épidémiques. L’intensité de l’attaque varie selon la densité de plantation, la vigueur des arbres, la météo printanière et la proximité d’autres foyers d’infestation.
Les arbres isolés, situés en milieu résidentiel, ne sont pas à l’abri. Au contraire, leur exposition constante à la lumière et leur faible diversité environnante les rendent parfois plus attractifs pour les femelles en ponte. Une haie composée exclusivement de conifères du même genre représente un terrain propice à la multiplication rapide de l’insecte. Il suffit d’une seule saison favorable pour que le couvert végétal soit sérieusement compromis.
Dans les forêts naturelles, la tordeuse joue un rôle écologique en éliminant les arbres les plus faibles et en favorisant la régénération. Mais en contexte urbain ou semi-urbain, cette dynamique devient problématique, car elle ne tient pas compte des impératifs de sécurité, de paysage ou de patrimoine arboricole.

360°
De savoir-faire
24h
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100%
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Arbre à la fois

Peut-on traiter naturellement la tordeuse des bourgeons?
La lutte contre la tordeuse repose d’abord sur une détection rapide. Dès la fin du mois de mai, il est possible de repérer les premiers signes d’activité larvaire. Une inspection attentive des bourgeons terminaux permet souvent d’identifier les toiles, les fragments de pousses ou la présence directe des chenilles. Arboriculture Lapointe intervient à ce moment critique pour établir un diagnostic fiable.
Lorsque la pression est forte, un traitement biologique au Bacillus thuringiensis (BT) peut être recommandé. Ce produit naturel, utilisé depuis plusieurs décennies, agit spécifiquement sur les chenilles lorsqu’elles ingèrent les spores du bacille. Il est inoffensif pour les humains, les animaux domestiques et les insectes pollinisateurs, à condition d’être appliqué dans les bonnes conditions. Nos équipes planifient les pulvérisations selon les phases de développement de l’insecte et les contraintes environnementales.
Dans les cas où l’arbre est partiellement atteint, une taille ciblée peut suffire à éliminer les foyers larvaires. Cet élagage vise à retirer les parties trop endommagées, tout en favorisant une repousse saine. Lorsqu’un arbre est déjà affaibli par plusieurs années d’infestation, un suivi rigoureux est mis en place. Des inspections post-infestation permettent d’évaluer la récupération du couvert, la vigueur de la croissance et la stabilité structurelle. Si l’arbre montre des signes irréversibles de dépérissement ou s’il devient instable, l’abattage peut être envisagé.
Enfin, la prévention passe par une meilleure diversité végétale. Planter différentes espèces, favoriser l’aération du couvert et éviter les monocultures d’épinettes ou de sapins sont des gestes simples mais efficaces pour réduire les risques d’infestation future.
Diagnostic, calendrier d’intervention, sécurité du site
Les équipes planifient l’application BT en phase larvaire pour une efficacité optimale et sans impact sur les usagers du site. Lorsque les dégâts sont localisés, une taille ciblée favorise la repousse; en cas d’affaiblissement cumulé, un plan de suivi (contrôles saisonniers de vigueur et de stabilité) est proposé.
Si la récupération est improbable ou la structure instable, l’abattage + dessouchage est exécuté en sécurité, puis des conseils de replantation diversifiée limitent le risque futur.
Ce qu’Arboriculture Lapointe peut faire pour protéger vos conifères
Arboriculture Lapointe propose une gamme complète d’interventions pour faire face à la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Nos arboriculteurs certifiés réalisent des inspections visuelles détaillées dès les premières semaines du printemps. Nous identifions les arbres à risque, évaluons l’ampleur des dommages et recommandons les mesures les plus adaptées.
Lorsque la situation le justifie, nous proposons l’élagage des sections atteintes. Cette opération est réalisée avec soin, dans le respect de la physiologie de l’arbre, afin de favoriser une repousse harmonieuse. Dans les cas d’infestation plus avancée, nous mettons en place un plan de traitement biologique, en respectant toutes les normes applicables. Nous accompagnons également les propriétaires dans le suivi post-infestation, en observant la réponse de l’arbre au fil des saisons.
Si la perte de l’arbre est inévitable, nous procédons à son abattage de manière sécuritaire, avec dessouchage complet lorsque nécessaire. Nous offrons ensuite des conseils personnalisés pour le remplacement, en suggérant des espèces plus diversifiées et adaptées au site. Que ce soit pour des arbres isolés, des haies résidentielles ou des boisés en périphérie, notre approche vise toujours un équilibre entre préservation, sécurité et esthétique.
Quels sont les symptômes d’un arbre infesté par la tordeuse des bourgeons ?
On observe des pousses enroulées ou brunies, des aiguilles tombées prématurément, des toiles de soie et la présence de petites chenilles vert-grisâtres sur les branches terminales.
Quels conifères sont les plus vulnérables à la tordeuse de l’épinette ?
Les épinettes blanches, noires et rouges, ainsi que les sapins baumiers, sont les principales cibles de la tordeuse au Québec, tant en milieu forestier qu’en zone résidentielle.
Peut-on traiter naturellement une infestation de tordeuses ?
Oui. Un traitement biologique au Bacillus thuringiensis (BT) est souvent recommandé. Il agit sur les chenilles sans nuire à l’environnement, mais son efficacité dépend du moment d’application.
Un arbre peut-il mourir à cause de la tordeuse des bourgeons ?
Oui. Si l’arbre subit plusieurs années consécutives de défoliation, il s’affaiblit progressivement. La mort débute généralement par la cime et s’étend lentement vers la base.
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